DRUMMONDVILLE
L’objectif : permettre aux membres des unités urbaine et des Factrices et facteurs ruraux et suburbains (FFRS) de se prononcer directement sur les propositions patronales par l’intermédiaire d’un vote supervisé par le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI).
Une impasse persistante malgré les efforts de médiation
Depuis le début des pourparlers en novembre 2023, Postes Canada et le STTP ont eu recours à diverses méthodes de négociation, allant de la conciliation à la médiation, en passant par un processus intégré de discussions. Malgré la publication, en mai, du rapport final de la Commission d’enquête sur les relations de travail, les deux parties ne sont toujours pas parvenues à une entente.
« La meilleure convention collective possible est celle que les parties elles-mêmes élaborent », rappelle Postes Canada, citant la conclusion de la Commission. Toutefois, la société affirme que, dans les circonstances actuelles, les moyens traditionnels ne suffisent plus à faire progresser les négociations.
Des impacts économiques considérables
Les répercussions de cette impasse se font déjà sentir à grande échelle. La grève de 32 jours à la fin de 2024 aurait généré un déficit net de 208 millions de dollars pour Postes Canada, dans un contexte de perte globale de 841 millions pour l’année. Depuis la reprise des moyens de pression en mai 2025, la société affirme avoir vu ses volumes de colis chuter des deux tiers, comparativement à la même période en 2024.
Petites entreprises, organismes de bienfaisance, communautés rurales et éloignées : tous subissent les contrecoups de ce conflit prolongé, selon Postes Canada.
Une crise existentielle, selon la Commission
Dans son rapport, la Commission parle d’une véritable crise existentielle : « Postes Canada est insolvable ou en faillite », peut-on lire. Elle recommande des changements urgents, structurés et progressifs pour assurer la viabilité de l’entreprise, tout en maintenant de bons emplois.
Les offres finales présentées par Postes Canada seraient alignées avec ces recommandations, affirme l’organisation, qui soutient avoir fait d’importantes concessions dans l’espoir de conclure de nouvelles conventions collectives.
Or, le STTP rejette toujours plusieurs éléments-clés et a même retiré une entente de principe obtenue plus tôt cette année sur certains enjeux.
Une décision entre les mains de la ministre
Postes Canada remet donc la balle dans le camp de la ministre. Si cette dernière accepte d’exercer son pouvoir prévu à l’article 108.1, un vote sera organisé dans les deux unités de négociation pour permettre aux employés de trancher.
En attendant une réponse, la société indique n’avoir aucun autre commentaire à formuler sur un éventuel scrutin, sinon qu’elle respectera la décision ministérielle.








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