DRUMMONDVILLE
L’opération visant le crime organisé a mené au démantèlement d’installations qui se sont étalées sur 10 jours en raison de l’ampleur et des risques liés à ces laboratoires de production de stupéfiants @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Une vaste frappe coordonnée par la GRC a été menée au Centre-du-Québec et en Mauricie, alors que plus d’une centaine de policiers ont convergé vers plusieurs sites, notamment dans les secteurs du 9e Rang et du 12e Rang, à la limite d’Acton Vale, Saint-Nazaire-d’Acton, Saint-Germain-de-Grantham et Wickham.
L’opération visant le crime organisé a mené au démantèlement d’installations qui se sont étalées sur 10 jours en raison de l’ampleur et des risques liés à ces laboratoires de production de stupéfiants.
Résidences, ferme agricole et entrepôts ont été perquisitionnés dans le cadre de cette enquête majeure, appuyée par la Sûreté du Québec ainsi que par différents services de police municipaux. L’opération, portant sur la production de substances illicites et de drogues de synthèse, a mené jusqu’à maintenant à quatre arrestations ainsi qu’au déploiement d’équipes spécialisées en démantèlement de laboratoires clandestins et en gestion de matières dangereuses.
Comme a pu le constater le Vingt55 sur place, plus d’une centaine de policiers ont participé à cette opération d’envergure amorcée le 17 février, suivie d’une importante frappe du groupe tactique d’intervention de la GRC le matin du 18 février, qui s’est poursuivie pendant plusieurs jours. Plusieurs opérations policières ont été menées simultanément dans les secteurs visés, dans le cadre d’une enquête amorcée depuis plusieurs mois.
« Le dernier site visé, dont le démantèlement a nécessité des opérations plus longues, est maintenant terminé. Tous les sites ont été sécurisés », a indiqué ce matin la porte-parole de la GRC en entrevue au Vingt55
Des installations et laboratoires de production complexe au cœur du démantèlement visé par le GRC
Les policiers ont procédé à la saisie d’une importante quantité de matériel servant à la production de drogues de synthèse.
« On parle d’énormément de matériel servant à la production de drogues de synthèse, ainsi que de nombreux produits chimiques, autant sous forme de poudre que de liquide », a précisé la porte-parole, ajoutant que les substances saisies sont actuellement en analyse par Santé Canada.
Les résultats de ces analyses pourraient prendre un certain temps avant d’être connus. La GRC indique qu’elle sera en mesure de préciser la nature des substances une fois les expertises complétées.
À ce stade-ci de l’enquête, certaines personnes d’intérêt soupçonnées d’avoir des liens avec l’organisation visée ont été rencontrées par les enquêteurs et remises en liberté, ‘’notamment sous promesse de comparaître, le temps que l’analyse complète de la preuve soit effectuée’’ confirme la porte-parole.
Les enquêteurs poursuivent également leurs vérifications afin d’établir les responsabilités de chacun, notamment dans le cas de certaines propriétés où aucune arrestation n’aurait été effectuée. « À notre niveau, il n’y a pas eu d’arrestation sur certains sites, notamment dans le cas d’une propriété agricole située sur le 12e Rang, où s’est déroulée la plus importante phase de démantèlement de l’opération, à l’arrière du bâtiment visé », a précisé la porte-parole.
Selon les informations obtenues par le Vingt55, la présence de grandes quantités de produits chimiques et d’équipements spécialisés permet de qualifier les installations de laboratoires clandestins de production de drogues de synthèse.
La porte-parole de la GRC confirme que le matériel découvert correspond à des installations de production de substances synthétiques, sans toutefois préciser pour l’instant la nature exacte des drogues fabriquées.
Une enquête de grande ampleur
Bien que la GRC ne confirme pas officiellement l’implication du crime organisé, l’ampleur des installations et le niveau d’organisation observé sur les différents sites laissent entrevoir une structure criminelle d’importance.
L’opération visait des activités qui semblaient s’étendre à plusieurs régions du Québec, notamment le Centre-du-Québec, la Mauricie et l’Estrie.
Des perquisitions ont également été menées à Saint-Nazaire-d’Acton, Trois-Rivières, Sherbrooke et Longueuil, confirme la porte-parole de la GRC en entrevue au Vingt55.
Opérations de décontamination
Les interventions ont nécessité la mise en place de mesures particulières de protection pour les policiers et pour l’environnement, incluant des travaux de décontamination qui ont contribué à prolonger les opérations.
« Le travail de décontamination s’est poursuivi tout au long du démantèlement, ce qui explique en partie la durée des opérations », a indiqué la porte-parole.
Les autorités tiennent toutefois à rassurer la population.
Selon la GRC, aucun risque pour les citoyens ni pour l’environnement n’a été identifié pendant les interventions ou à la suite des perquisitions.
Une des plus importantes opérations récentes en matière de laboratoires clandestins de production de stupéfiants
Selon les informations recueillies par le Vingt55, il s’agirait de l’une des opérations les plus importantes menées dans la région depuis le démantèlement de laboratoires clandestins dans les secteurs de Durham-Sud et de Drummondville, interventions auxquelles le Vingt55 avait également assisté.
Le dernier dossier majeur de la GRC dans la région s’était déroulé dans un quartier résidentiel de Drummondville et avait mené à plusieurs arrestations ainsi qu’à des accusations liées à la production et au trafic de drogues synthétiques.

L’opération visant le crime organisé a mené au démantèlement d’installations qui se sont étalées sur 10 jours en raison de l’ampleur et des risques liés à ces laboratoires de production de stupéfiants @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.



















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