DRUMMONDVILLE
Selon les informations confirmées au Vingt55, Martin Bélair, reconnu coupable en septembre 2024 et condamné le 15 juillet dernier, à l’issue d’un procès de cinq jours tenu au palais de justice de Drummondville, a obtenu une remise en liberté provisoire.
« Il a fait appel à la fois du verdict de culpabilité et de son inscription au registre des délinquants sexuels », a confirmé Me Vicky Smith, procureure de la Couronne au dossier, en entrevue avec le Vingt55.
Martin Bélair avait été accusé d’avoir commis des gestes d’exhibitionnisme, des contacts sexuels et des agressions sexuelles à l’endroit d’une adolescente, entre octobre 2021 et janvier 2022. Reconnu coupable d’agression sexuelle, il avait été incarcéré immédiatement après l’audience sur la peine, tenue en juillet dernier.
Reconnu coupable d’agression sexuelle sur une adolescente de moins de 16 ans, Martin Bélair, un Drummondvillois de 49 ans, a été condamné à une peine de 21 mois de détention ferme par l’honorable juge Claire Desgens.
Il a été conduit en cellule le 15 juillet dernier, à l’issue d’un procès éprouvant pour la victime et ses proches, d’autant plus que l’accusé avait choisi de se représenter seul, sans avocat.
La magistrate a rejeté sa demande de purger sa peine dans la collectivité, estimant que la gravité des gestes posés justifiait une incarcération immédiate. À sa libération, Martin Bélair sera soumis à une probation d’une durée de trois ans, assortie de plusieurs conditions strictes, dont l’interdiction d’entrer en contact ou d’être en présence de la victime et de sa mère, ainsi que l’interdiction de posséder des armes pendant une période de dix ans.
Le tribunal a également ordonné son inscription au Registre national des délinquants sexuels pour une durée de 20 ans, de même que la transmission obligatoire de ses données corporelles, incluant ses empreintes digitales et son profil ADN.
Remis en liberté à la suite d’une demande d’appel
En effet, sa détention aura été de courte durée. « Il n’est pas resté longtemps en prison. Il a pu sortir après une journée ou deux seulement », a appris le Vingt55. Cette situation s’explique par les dispositions prévues dans le Code criminel concernant les appels de verdict. « Lorsqu’un accusé interjette appel, il peut demander à être remis en liberté dans l’intervalle, sous certaines conditions », a précisé Me Smith.
Pour l’heure, la Cour d’appel ne s’est pas encore prononcée sur la recevabilité ou la suite à donner à la requête. Aucune date d’audience n’a encore été fixée. En attendant, Martin Bélair demeure soumis à des conditions strictes, dont l’interdiction d’entrer en contact ou de se trouver à proximité de la victime.
Le processus judiciaire se poursuivra donc pour les parties impliquées. La famille de la jeune victime devra, une fois de plus, composer avec les procédures du système judiciaire, dans un dossier qui reste toujours actif devant les tribunaux.

Victime d’agression sexuelle? Besoin d’aide?
Le Vingt55 rappelle que le CALACS La Passerelle offre, depuis 1990, un accompagnement gratuit, confidentiel et adapté aux femmes et adolescentes de 12 ans et plus victimes de violence sexuelle, dans les MRC de Drummond et de Nicolet-Yamaska.
L’équipe du CALACS La Passerelle propose des rencontres individuelles ou en groupe, de l’écoute téléphonique, un soutien aux proches, ainsi qu’un accompagnement judiciaire et médical, même en l’absence de dépôt de plainte. Le CALACS La Passerelle mène également des actions de prévention et de sensibilisation en milieux scolaires, communautaires et professionnels. Pour en savoir plus : www.calacs-lapasserelle.org
























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