Saint-Valentin : avant les roses, le sens, quand l’amour traverse le temps et les conventions une fête dédiée à l’amour… au pluriel

Saint-Valentin : avant les roses, le sens, quand l’amour traverse le temps et les conventions une fête dédiée à l’amour… au pluriel
À Drummondville, Monsieur Camille St-Onge, propriétaire depuis 25 ans de Fleuriste Bergeron, institution qui soulignera son 50e anniversaire en octobre 2022, peut en parler © Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

En cette journée bien spéciale, dédiée à toutes les formes d’amour, il est important de prendre un moment pour la souligner. Offrir des fleurs à la Saint-Valentin est aujourd’hui un réflexe presque naturel. Un geste tendre, parfois timide, parfois grandiose. Pourtant, cette habitude est bien plus ancienne que la fête elle-même. En cette journée bien particulière, où l’amour — mais aussi l’amitié ou un lien fort qui occupe une place importante dans votre vie et votre cœur, sont à l’honneur, Le Vingt55 vous propose une pause, un moment pour rappeler l’importance et le sens de cette journée.

Saint-Valentin : avant les roses, le sens, quand l’amour traverse le temps les formes et les conventions une fête dédiée à l’amou @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

Aujourd’hui, que ce soit votre amoureuse ou votre amoureux, une flamme inavouée ou celle, ou celui, que la vie a mis sur votre chemin, un ou une binôme de vie avec qui tout est possible et qui prend une place importante, un amour possible ou impossible, loin des conventions sociales ou pas, cette journée invite simplement à dire « je t’aime ». Tout naturellement, chacun peut trouver sa façon de le faire : avec des fleurs, des mots ou une pensée délicate destinée à celle ou celui qui occupe une place particulière dans votre cœur… ou dans vos pensées.

Cette année, en 2026, Le Vingt55 souhaite surtout rappeler le sens profond du 14 février une invitation à dire l’amour, sans étiquette ni limite. L’amour passion ou l’amour tranquille. Celui qui débute, celui qui dure. Celui que l’on partage avec une conjointe, un conjoint, un binôme de vie, une amie précieuse, ou encore une personne qui compte, qu’elle soit entrée dans notre quotidien il y a quelques jours… ou qu’elle y soit depuis 19 ans 21, 50 ans, parfois même presque centenaire.

a fête de l’amour, c’est celles et ceux que l’on a aimés, que l’on aime encore ou que l’on apprend à aimer. Un conte que l’on connaît bien, certes, mais la vie serait dénuée de sens si cet amour était ignoré, tant il demeure toujours unique.

Aimer, c’est aussi reconnaître l’importance de la pluralité des liens,  aimer nos enfants, nos proches, un ami, une amie, une personne significative, qu’elle soit présente au quotidien ou plus discrète, célibataire ou non. Nous avons tous le droit d’aimer, en couple ou non. L’amour se vit au pluriel, et il faut le célébrer.

Au-delà des vitrines et des rubans, la Saint-Valentin demeure une occasion rare et précieuse, celui de prendre le temps d’exprimer l’attachement, la reconnaissance, la tendresse. Un plaisir simple. Presque essentiel.

Avant les roses, il y avait Rome, le saviez vous ?

Bien avant les cartes et les bouquets, l’amour se célébrait déjà — mais autrement. Dans la Rome antique, du 13 au 15 février, se tenaient les lupercales, fêtes consacrées au dieu Faunus. On y célébrait la fertilité, la nature et le renouveau à travers des rituels pour le moins spectaculaires.

À l’époque, on croyait que le mois de février purifiait la cité et les corps, le mot février vient d’ailleurs de februare, « purifier ». Rien de très romantique… mais l’idée du renouveau était déjà bien présente !

Ces célébrations, jugées trop excessives avec la christianisation de l’Empire romain, sont interdites en 492 par le pape Gélase Ier. Fidèle à sa méthode, l’Église transforme la tradition plutôt que de l’effacer, en l’associant à Valentin de Rome, prêtre exécuté en 269 et devenu, avec le temps, une figure d’amour et de dévotion.

Une image poétique qui s’impose durablement dans l’imaginaire collectif.

Il faut toutefois attendre le XVe siècle pour que la Saint-Valentin devienne clairement une fête des amoureux. On croyait alors que février était la période où les oiseaux choisissaient leur partenaire.

En 1496, le pape Alexandre VI officialise cette association en proclamant Valentin « patron des amoureux ». L’idée est lancée. Elle ne quittera plus vraiment le calendrier.

Des autels aux vitrines

Au XIXe siècle, la dimension religieuse s’efface peu à peu. En Amérique du Nord, la Saint-Valentin se transforme, cartes, messages doux, puis fleurs deviennent les nouveaux symboles du 14 février.
Offrir des fleurs n’est pas une invention moderne, depuis l’Antiquité, elles servent à dire ce que les mots n’osent pas toujours exprimer. La Saint-Valentin n’a fait que leur offrir un rendez-vous annuel.

Une fête longtemps impensable au Québec

Au Québec, l’amour s’est fait attendre. L’historien Réjean Lemoine rappelle qu’avant la Révolution tranquille, la Saint-Valentin n’avait pas sa place. « Il n’y avait pas de fête de l’amour. Le seul amour permis, c’était l’amour de Dieu », explique-t-il. On célébrait surtout la fidélité et la durée, lors des grands anniversaires de mariage.

Les années 1960 changent la donne. Avec l’ouverture sur le monde et l’influence états-unienne, la Saint-Valentin s’installe tranquillement dans les mœurs. Les airs populaires, comme Cupidon des Bel-Air, accompagnent cette nouvelle façon de dire l’amour, et le 14 février devient un rendez-vous important pour les fleuristes.

L’amour, tout simplement

Des rites antiques aux bouquets contemporains, la Saint-Valentin a changé de visage, mais pas de cœur. Elle demeure un moment suspendu, une invitation à dire l’amour — celui qui brûle, celui qui rassure, celui qui dure.

Un geste parfois discret. Souvent sincère. Toujours profondément humain. Bonne Saint-Valentin

Saint-Valentin : avant les roses, le sens, quand l’amour traverse le temps les formes et les conventions une fête dédiée à l’amou @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

La Rose des Vents salue une démarche qui fait une réelle différence, un message d’espoir et de solidarité

Le Vingt55 rappelle que pour la Saint-Valentin, la Municipalité de Durham-Sud réaffirme publiquement son engagement contre la violence conjugale, rappelant que l’amour et les relations saines doivent impérativement rimer avec respect et sécurité. Par cette prise de position, la municipalité souhaite renforcer la prévention, mieux faire connaître les ressources d’aide et favoriser un milieu de vie attentif aux réalités des personnes victimes de violence.

L’initiative est saluée par La Rose des Vents, qui souligne l’importance des actions de sensibilisation, particulièrement en milieu rural, afin de briser l’isolement et de déconstruire des comportements encore trop souvent banalisés. L’organisme rappelle qu’il offre, depuis plus de 40 ans, un hébergement sécuritaire ainsi qu’un accompagnement spécialisé, confidentiel et gratuit aux femmes et à leurs enfants victimes de violence conjugale.

La Rose des Vents de Drummondville salue un geste porteur qui contribue à faciliter le dévoilement et l’accès à l’aide. À l’occasion de la fête de l’amour, Durham-Sud et l’organisme invitent ainsi la population à réaffirmer collectivement que toute forme de violence est inacceptable.

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Éric Beaupré
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