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Se choisir, se couronner, s’assumer : la soirée « Queens » à ne pas manquer à Drummondville

Se choisir, se couronner, s’assumer : la soirée « Queens » à ne pas manquer à Drummondville
L’événement signé Queens de Q, Karine Trudel et Marie-Ève, les deux fondatrices de cette initiative, souhaitent offrir un véritable espace de reconnexion, de célébration et d’affirmation @ Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Le 16 mai prochain, à l’Espace D de Drummondville, les femmes sont invitées à vivre bien plus qu’une simple sortie entre amies ou qu’une soirée de filles. Avec l’événement signé Queens de Q, Karine Trudel et Marie-Ève, les deux fondatrices de cette initiative, souhaitent offrir un véritable espace de reconnexion, de célébration et d’affirmation de soi, où chaque participante pourra prendre une pause, respirer, se recentrer et surtout se choisir.

Pensée comme une soirée immersive, humaine et profondément positive, cette rencontre veut permettre aux femmes de sortir des rôles imposés, de reconnecter avec leur propre valeur et de reprendre pleinement leur place.

Parmi les événements à ne pas manquer, cette soirée signée Queens de Q s’annonce assurément comme un événement qui sort de l’ordinaire et qui fera sans aucun doute jaser, et ce, dans tous les sens du terme.

En entrevue avec le Vingt55, Karine a instinctivement su attirer l’attention sur un rendez-vous qui promet d’être marquant.

Karine Trudel, issue du milieu du travail social et aujourd’hui engagée dans l’accompagnement des femmes avec une approche féministe et axée sur le développement personnel, porte ce message avec conviction. Son propre parcours de reconstruction après la fin d’une relation de 20 ans nourrit directement la philosophie du projet.

« On organise des soirées à destination des femmes pour leur permettre de faire une pause, mais à travers cette pause-là, de connecter avec une communauté de femmes qui ont décidé de se choisir », explique Karine Trudel en entrevue avec le Vingt55. Pour elle, le message est simple, il est temps que les femmes cessent d’attendre d’être validées par les autres et qu’elles commencent à reconnaître leur propre pouvoir.

De princesse à reine

Au cœur de la démarche se trouve une image forte, celle du passage de la princesse à la reine. Karine Trudel explique que depuis trop longtemps, plusieurs femmes ont grandi avec l’idée qu’elles devaient attendre, plaire, se sacrifier ou être choisies.

« On nous a appris à être des princesses, à être des domestiques de luxe. Ça ne nous empêche pas de faire du ménage ou de la bouffe, mais on ne le fait pas parce qu’on s’attend à ça de nous. On le fait parce qu’on en a envie. C’est juste de se réapproprier notre pouvoir. »

Elle insiste sur la distinction entre la princesse telle qu’imposée par l’imaginaire collectif et la reine qu’elle invite les femmes à devenir.

« La princesse, c’est Ariel qui abandonne sa voix pour vivre heureuse avec un prince. C’est Cendrillon qui attend d’être choisie. Nous, on dit non. T’es pas une princesse qui attend, t’es pas une princesse qui n’a pas de voix, t’es née reine. Maintenant, c’est à toi de reconnaître cette souveraineté-là en toi. »  il ne s’agit pas d’un discours contre les hommes, mais bien d’un mouvement de réappropriation féminine. « Ce n’est pas une réponse au masculinisme, mais on a quand même besoin, nous, en tant que femmes, de se choisir, de se couronner, de prendre soin de nous. »

Les fameux “moves de Queen”

Karine parle souvent des « moves de Queen », ces gestes concrets qui marquent le moment où une femme décide enfin de se replacer au centre de sa propre vie.

Ca peut être immense, comme quitter une relation toxique, ou tout simple, comme décider de ralentir, de recommencer le gym, de poser une limite ou simplement de faire les choses autrement.

« Quand on parle de hashtag move de Queen, c’est de se demander, qu’est-ce que j’ai fait aujourd’hui pour me choisir ? Des fois c’est une relation, des fois c’est juste de dire ce matin j’en fais moins ou je le fais différemment. Mais c’est toi, ce n’est pas quelque chose qui t’est imposé.»

Une histoire personnelle derrière le projet

Ce message, Karine Trudel ne le porte pas seulement en théorie. Il vient directement de son propre parcours. À 53 ans, elle raconte avoir quitté une relation de 20 ans dans laquelle elle avait complètement étouffé son pouvoir personnel. « J’ai étouffé mon pouvoir pour acheter la paix », confie-t-elle. Elle explique avoir longtemps cru au modèle traditionnel qu’on lui avait présenté, celui de la princesse, du prince, du papa, de la maman et de la famille parfaite.

« J’ai vraiment endossé ce rôle-là parce qu’on m’avait tellement vendu l’idée que pour avoir des enfants, ça prenait ce moule-là. Aujourd’hui, avec ce que je sais, je n’aurais pas fait les choses de la même façon. »

« J’ai investi 100 % dans cette entreprise-là parce qu’il n’y a pas juste moi qui avais besoin de vivre ce renouveau-là. Il y a plein de femmes de 30, 40, 50 ans qui se regardent dans le miroir et qui se disent : je ne peux pas croire que je vais vivre ma vie de même. »

Aujourd’hui, Karine assume pleinement cette transformation, une posture qui change tout

Elle raconte que même sa posture physique change lorsqu’elle se demande simplement, qu’est-ce qu’une Queen ferait ? « Mon corps se positionne autrement. Ma taille se redresse. J’envisage la situation d’une manière totalement différente que quand je me voyais comme une princesse ou une domestique de luxe. »

Cette déprogrammation devient l’essence même des soirées qu’elle organise avec Marie-Ève, sa partenaire de projet et cofondatrice des Queens de Q.

Le 16 mai, les participantes pourront vivre cette expérience dans une ambiance assumée, mystique, festive et rassembleuse.

Au programme, enregistrement live du Podcast des Queens, couronnements express, portraits de Queen, affirmations de soi, exploration du Royaume des Queens, produits Éros avec Connexion Charnelle, rencontre avec l’auteure Sandra Gallant pour son livre 8 mois, 16 gars, tirage au tarot, tatouage rituel avec L’Univers de Samaya, flash tattoos et plusieurs autres surprises.

Sandra Gallant, présentée comme une « Queen de Drummond », sera également de la soirée. Auteure et entrepreneure, elle représente l’archétype de la Queen de carreau : la femme ambitieuse, organisée et fonceuse. Vanessa, de L’Univers de Samaya, ainsi que Marilyn, de Connexion Charnelle, viendront également enrichir l’expérience.

« Ce qu’on veut, c’est que les femmes puissent expérimenter une soirée où elles peuvent être dans une posture de Queen. Il y a toutes sortes de chemins pour devenir cette Queen-là, et c’est souvent à travers la communauté qu’on trouve notre façon de l’incarner. »

Une invitation à ne pas manquer

Pour Karine Trudel, cette soirée n’est pas un simple événement, c’est une invitation à changer de posture.

Se choisir. Se respecter, se couronner et surtout, arrêter d’attendre la permission d’exister pleinement.« Plus on a de représentativité, plus on est là à se soutenir dans nos moves de Queen. Ça prend tout un paquet de Queens pour construire un royaume. »

L’événement aura lieu à l’Espace D, situé au 200, rue Saint-Édouard à Drummondville.

Les billets sont en vente au coût de 10 $ en prévente. Les places étant limitées, les organisatrices souhaitent accueillir le maximum de participantes, dans une ambiance qui promet d’être à la fois festive, inspirante et profondément transformatrice.4

Éric Beaupré
PHOTOREPORTER
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