DRUMMONDVILLE
Travailleurs étrangers temporaires : L’ARQ presse Ottawa de relâcher les règles pour retenir les employés déjà en poste @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
En effet, à Drummondville, Victoriaville, en Mauricie–Centre-du-Québec comme dans l’ensemble de la province, la situation demeure critique pour de nombreux commerçants et restaurateurs.
L’Association Restauration Québec (ARQ) réclame un assouplissement des conditions actuelles afin d’éviter la perte d’une main-d’œuvre essentielle à la survie de plusieurs établissements. Cette demande a d’ailleurs été appuyée, en juin dernier, par le ministre québécois de l’Immigration, Jean-François Roberge
La baisse du seuil maximal de travailleurs étrangers temporaires à « 10 % », contre « 20 % » auparavant et jusqu’à « 30 % » dans le cadre d’un projet pilote pour le tourisme, ainsi que la réduction de la durée des permis à « un an » au lieu de deux, ont durement frappé l’industrie de la restauration. De nombreux restaurateurs ont été forcés de se séparer d’employés compétents, bien intégrés à leur communauté, ayant appris le français et contribuant activement aux opérations.
Selon un sondage mené par l’ARQ en mai 2025, « 44 % » des restaurateurs ont des « postes vacants à temps plein en cuisine », et « 40 % en salle à manger ». En moyenne, cela représente « deux postes de cuisinier » et « un poste en salle » à combler par établissement.
Une situation critique, surtout en région
L’ARQ rappelle que les restaurateurs en région comme partout en province n’ont qu’un accès limité à l’immigration permanente. une voie pourtant plus stable, et doivent se tourner vers le PTET pour répondre aux besoins de main-d’œuvre non comblés localement. « Les employeurs ne dépensent pas des milliers de dollars par choix, mais par nécessité », soutient l’association.
L’exode de travailleurs étrangers et l’impossibilité d’en recruter de nouveaux, en raison des exigences accrues, notamment un « salaire horaire minimal de 34,63 $ », contraignent plusieurs restaurateurs à « réduire leurs heures d’ouverture ». Pire encore, des établissements situés en région risquent de « fermer définitivement ».
Alors que les touristes modifient déjà leurs plans en raison du climat politique, la capacité à se nourrir en voyage pourrait être compromise. L’été 2026 s’annonce particulièrement difficile : une grande partie des permis arriveront à échéance et ne pourront être renouvelés, faute de respecter la nouvelle limite de « 10 %

Travailleurs étrangers temporaires : L’ARQ presse Ottawa de relâcher les règles pour retenir les employés déjà en poste @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.










