Un couple a vécu tous les malheurs durant le chantier de la rue Lindsay

Un couple a vécu tous les malheurs durant le chantier de la rue Lindsay
Alexe Prayeur et Dereck Jacques avaient déménagé le 1er juillet dans un vieux logement sur cette rue, en vue d’économiser pour leur première maison. | © Photo Caroline Lepage. Tous les droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Un couple qui a été privé d’eau, de chauffage et volé dit avoir vécu l’enfer durant un chantier de réfection qui a fissuré tout son logement et possiblement causé un dégât d’eau.

| © Photos Vingt55.

Alexe Payeur et Dereck Jacques respirent depuis que les travaux de réfection qui ont paralysé pendant des mois la rue Lindsay, au centre-ville de Drummondville, ont temporairement cessé, en décembre.

«À la fin, je pleurais tous les jours», exprime Mme Payeur.

Les deux amoureux, âgés de 25 ans, avaient déménagé le 1er juillet dans un vieux logement sur cette rue, en vue d’économiser pour leur première maison. Or, ils affirment avoir finalement perdu des milliers de dollars.

Problèmes d’eau

Lorsque les travaux d’excavation ont débuté, les locataires ont subi un dégât d’eau au sous-sol, qui a fait pourrir leur matériel.

Ce couple, qui a deux enfants, a manqué d’eau pendant environ un mois parce que les anciennes conduites ont gelé.

«Ça prenait 1 h 30 pour remplir le bain de ma petite»

relate Mme Payeur, qui achetait des contenants d’eau et les faisait chauffer.

Entre-temps, la situation a fait fuir d’autres locataires qui ont fait un grand détour avec un diable pour transporter leur matériel hors du chantier inaccessible aux véhicules.

 

L’immeuble où habite le couple, sur la rue Lindsay, a été construit en 1925. Il craquait et perdait des morceaux de plafond à cause de fortes vibrations des travaux. De plus, Alexe Payeur devait stationner sa voiture à l’extérieur du chantier de la rue Lindsay, loin de son logement. Sans surveillance, la voiture a été vandalisée et des voleurs se sont emparés des quatre pneus. | Photos offertes.

Violentes secousses

Enceinte de quatre mois, Mme Payeur n’a pu se reposer après son retrait préventif du travail, en novembre, alors que la machinerie exécutait des travaux de compactage près de l’immeuble, qui a craqué de partout à cause des fortes vibrations.

«Je ne pouvais pas laisser des verres en vitre sur mon comptoir, sinon ils tombaient et ils cassaient»

expose la jeune maman.

Le plafond d’une voisine de l’immeuble a perdu des morceaux. Le propriétaire assumera les frais de réparation, car la franchise de ses assurances est trop élevée.

De plus, le matériel informatique et électronique de M. Jacques a été volé dans sa voiture, qui devait être garée plus loin. Sa conjointe s’est fait voler ses quatre pneus.

Sans chauffage

La famille a été privée de chauffage pendant quelques jours, cet automne, parce le fournisseur de mazout ne pouvait accéder au logement pour faire le plein.

Le propriétaire leur a fourni deux «chauffrettes» qui ont fait grimper la facture d’énergie.

«C’est plus qu’inacceptable», a écrit M. Jacques au maire de Drummondville, Alexandre Cusson, l’invitant à lui soumettre des solutions.

Le couple souhaite être dédommagé et ignore comment intenter des recours en justice.

La Ville de Drummondville invite ceux qui ont subi des dommages à en faire part à leur compagnie d’assurances, qui transigera avec la Ville et/ou l’entrepreneur en construction.

Selon le directeur adjoint à la Ville, François Pothier, l’entrepreneur a l’obligation de remettre en état les lieux et dispose d’assurances pour couvrir certains problèmes, comme les fissures d’immeubles, etc.


AUTRE TEXTE SUR LE SUJET : https://vingt55.ca/drummondville-reflechit-a-la-possibilite-de-dedommager-les-gens-leses-par-un-chantier/

 

Caroline Lepage
Caroline Lepage
JOURNALISTE
PROFIL

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