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Violence en milieu scolaire : le PQ veut serrer la vis et lancer une enquête nationale

Violence en milieu scolaire : le PQ veut serrer la vis et lancer une enquête nationale
Violence en milieu scolaire @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Alors que plusieurs parents dénoncent des situations d’intimidation ou de violence dans différents milieux scolaires, publics comme privés, une réalité comparable est également observée dans plusieurs municipalités du Québec, dont Drummondville. Dans ce contexte, le Parti Québécois affirme vouloir faire de la lutte contre la violence en milieu scolaire une priorité s’il forme le prochain gouvernement.

Le député de Matane-Matapédia et porte-parole du parti en matière d’Éducation, Pascal Bérubé, soutient qu’un gouvernement péquiste mettrait en place des sanctions plus claires et plus sévères envers les auteurs de gestes violents dans les écoles.

Selon l’élu, ces mesures viseraient notamment à mieux protéger les victimes, particulièrement dans les cas d’intimidation et de cyberintimidation, en évitant que celles-ci aient à subir les conséquences des gestes posés par d’autres élèves.

« Dans les derniers mois, on a vu se multiplier les reportages et les enquêtes sur la hausse de l’intolérance et des violences. On voit aussi régulièrement sur les réseaux sociaux des cas de violence extrême dans plusieurs de nos écoles. À cela on peut ajouter le rapport annuel du Protecteur de l’élève qui mentionne 1077 plaintes pour violences à caractère sexuel en milieu scolaire l’an dernier, et la pétition de deux adolescentes de Granby qui dénoncent des comportements inacceptables dans leur école. Une chose est claire : on ne peut pas laisser la situation se dégrader au point de perdre le contrôle. Un gouvernement du Parti Québécois va renforcer les sanctions contre les auteurs de violence et mettre les victimes en priorité. Par exemple, les victimes ne devraient jamais avoir à changer d’école après avoir subi des actes d’intimidation ou de cyberintimidation », a déclaré Pascal Bérubé.

Le Parti Québécois souhaite également tenir un forum de concertation réunissant les différents acteurs concernés afin de renforcer les stratégies de prévention et d’intervention.

Selon le député, plusieurs directions d’écoles et membres du personnel scolaire estiment actuellement manquer d’outils et de marge de manœuvre pour intervenir efficacement face à la violence.

« Sur le terrain, tant les directions d’écoles que le personnel scolaire ont l’impression d’être livrés à eux-mêmes et de ne disposer d’aucune réelle marge de manœuvre pour agir fermement face à la violence en milieu scolaire. Nous proposons donc de réunir au sein d’un Forum de concertation non seulement le ministère, les directions d’écoles et le personnel scolaire, mais aussi l’ensemble des autres acteurs qui doivent être impliqués dans la prévention et la lutte contre la violence en milieu scolaire, notamment les parents d’élèves, les services policiers locaux, les organismes communautaires et les municipalités. Notre objectif est d’ériger en réelle priorité l’éradication de la violence à l’école et d’en faire une urgence pour tous les acteurs que nous souhaitons mobiliser », a-t-il ajouté.

Le Parti Québécois réitère par ailleurs sa demande pour la tenue d’une nouvelle enquête nationale sur la violence en milieu scolaire.

Pascal Bérubé rappelle qu’une motion adoptée unanimement récemment à l’Assemblée nationale demande justement la réalisation d’un tel exercice afin de mieux documenter le phénomène et d’orienter les interventions à venir.

« Notre première action pour guider nos interventions est de mandater l’Institut de la statistique du Québec pour en décrire et détailler le phénomène. Le gouvernement pourrait entamer cette enquête dès maintenant, sinon un gouvernement du Parti Québécois s’y engagera dès son arrivée au pouvoir », a conclu le porte-parole péquiste en matière d’Éducation.

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Des mécanismes de signalement déjà en place

Alors que plusieurs parents dénoncent des situations d’intimidation ou de violence dans différents milieux scolaires, publics comme privés, le Vingt55 rappelle qu’il existe déjà plusieurs mécanismes permettant de signaler, dénoncer ou porter plainte lorsqu’un élève est victime d’intimidation, de harcèlement ou d’agression en milieu scolaire.

Bien que ces situations puissent parfois être difficiles à dénoncer et que certains événements ne soient pas toujours rapportés, des procédures officielles existent afin de permettre aux parents et aux élèves de faire valoir leurs préoccupations et d’obtenir un suivi approprié.

Ainsi, un élève ou l’un de ses parents peut déposer une plainte concernant les services qu’il a reçus, qu’il reçoit, qu’il aurait dû recevoir ou qu’il requiert. Cette démarche peut viser différents types d’établissements d’enseignement, qu’il s’agisse d’un centre de services scolaire, d’une commission scolaire anglophone, d’un établissement du secteur privé, de la formation professionnelle, de l’éducation aux adultes ou encore d’un élève recevant l’enseignement à la maison.

Toute personne peut également effectuer un signalement lorsqu’elle est témoin d’une situation préoccupante impliquant de la violence ou de l’intimidation. Il est notamment possible de signaler une situation de violence à caractère sexuel au Protecteur national de l’élève ou encore d’aviser la personne responsable du plan de lutte contre l’intimidation et la violence au sein de l’établissement scolaire concerné.

Si la réponse obtenue n’est pas jugée satisfaisante, une procédure formelle de traitement des plaintes peut également être entreprise.

Ces mécanismes, parfois moins connus du grand public, prévoient par ailleurs des mesures de confidentialité ainsi qu’une protection contre les représailles, afin de permettre aux personnes qui dénoncent une situation de le faire de façon sécuritaire et dans le respect des droits des élèves et de leur famille.

Éric Beaupré
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