25 chefs d’accusations d’agressions à caractères sexuels sur quatre mineures pour un Drummondvillois

25 chefs d’accusations d’agressions à caractères sexuels sur quatre mineures pour un Drummondvillois
| © Photos de ce texte Éric Beaupré. Tous les droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Yonmanuel Perez Capellan, un Drummondvillois de 39 ans originaire de la République Dominicaine, fait face à la justice le vendredi 25 janvier au palais de justice de Drummondville. Il est accusé de contacts sexuels, d’incitations à des contacts sexuels et d’agressions sexuelles sur trois jeunes filles mineures âgées de moins de 10 ans et une autre victime mineure âgée de moins de 14 ans au moment des faits.

Perez Capellan est donc cité à procès au terme de l’enquête préliminaire tenu à Drummondville mardi dernier. Les trois jeunes présumées victimes Drummondvilloises ont complété l’étape d’enquête préliminaire, par vidéo conférence. Les interrogatoires et contre-interrogatoire ont permis à trois d’entre elles d’expliquer courageusement et avec aplomb les multiples sévices et effroyables agressions sexuelles que leur aurait fait vivre Yonmanuel Perez Capellan entre 2012 et 2015.

Une présumée victime dénonce Capellan de Montréal

Une victime de Montréal, âgée de moins 16 ans, a également porté des accusations contre Capellan pour des accusations similaires, soit de contacts sexuels, d’incitations à des contacts sexuels et d’agressions sexuelles qui seraient survenus entre 2003 et 2008, ce qui porte à quatre le nombre de présumées victimes.

L’accusé pouvait se trouver en contact avec trois présumées victimes

Une situation particulière s’est déroulée au palais de justice de Drummondville alors que l’accusé et les trois présumées victimes, accompagnées des membres de la famille, ont dû à plusieurs reprises croiser l’accusé dans les corridors. Un chassé-croisé sur l’étage a dû être improvisé, afin d’éviter que les jeunes filles ne soient en contact visuel avec l’accusé.

Le CAVAC et les enquêteurs assistent les présumées victimes Drummondvilloises lors des vidéos de comparution

Le CAVAC et les enquêteurs au dossier, Annie Thériault et Mario Langelier, entourés des membres de la famille des victimes, ont tout mis en œuvre pour faciliter les témoignages des jeunes filles.

Tant la procureure de la couronne Me Justine Denis-Girard que l’avocat de la défense Me François Lafrenière ont visiblement pris en considération les jeunes âges des victimes, afin d’obtenir leurs versions des faits. L’Honorable juge Marie-Josée Ménard a, au terme de l’enquête préliminaire, cité Yonmanuel Perez Capelan à procès.

Il demeure en liberté

L’accusé reste en liberté sous de sévères conditions dont celles de ne pas entrer en contact avec les présumées victimes et de garder une bonne conduite le temps des procédures.

Il devra revenir au tribunal le 15 février pour des prises de position dans ses dossiers de Drummondville.


Le Vingt55 rappelle qu’au Canada, une personne accusée d’avoir commis un crime est présumée innocente tant qu’elle n’a pas été déclarée coupable par un juge ou un jury.

Informations juridiques: https://www.educaloi.qc.ca/capsules/droits-de-laccuse-pendant-un-proces-criminel

 

Éric Beaupré
Éric Beaupré
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