DRUMMONDVILLE
Après près de 14 années d’activité au centre-ville de Drummondville, le restaurant 200 Brock fermera définitivement ses portes. L’annonce a été faite par son propriétaire, Steve Plante.
« C’est avec le cœur gros que nous vous annonçons la fermeture du 200 Brock après près de 14 ans d’opération », a écrit l’entrepreneur, rappelant le parcours de cet établissement qui avait transformé une ancienne taverne en brasserie sportive bien connue du centre-ville. Chef de métier, Steve Plante a été une figure centrale du projet depuis ses débuts, tant en cuisine qu’à la tête de l’entreprise.
Le dernier service ouvert au public a eu lieu le 20 décembre dernier. »Une ultime réservation, en formule privée, sera toutefois honorée ce mardi 6 janvier, marquant officiellement la fin des activités du restaurant » précise Steve Plante
Steve Plante a tenu à remercier chaleureusement les clients, les employés et les fournisseurs qui ont contribué à faire vivre le 200 Brock au fil des années. « Merci à tous ceux et celles qui ont franchi nos portes, que ce soit pour prendre l’apéro ou pour partager un repas avec nous », a-t-il souligné.
Un remerciement tout particulier a également été adressé à Catherine Morin, première employée de l’établissement et compagne de vie de Steve Plante depuis plus d’une décennie, qui a accompagné le projet dès ses débuts.
« Le métier de restaurateur est devenu de plus en plus difficile. Les nouvelles règles entourant les pourboires, la fin de certains permis pour les travailleurs étrangers et la pression constante sur les marges, notamment en raison de la hausse du coût des aliments, s’accumulent a commenté Laurent L. Proulx. Ce qui était encore gérable il y a une dizaine d’années est aujourd’hui devenu un lourd fardeau de stress ajoute le l’homme d’affaires et restaurateur bien connu à Drummondville. Steve Plante est, selon moi, l’un des meilleurs cuisiniers à Drummondville. Son départ du centre-ville marque un tournant et devrait soulever des questions chez ceux qui ont le pouvoir d’agir pour soutenir les restaurateurs », d’affirmer Laurent L. Proulx.
Au cours des dernières années, de plus en plus de commerçants du centre ville ont tiré la sonnette d’alarme quant à la vitalité et à la relance du centre-ville.
Le manque de stationnement, la faible attractivité et la rareté des activités contribuent à fragiliser la situation économique et sociale du secteur, rendant la survie de plusieurs commerces et restaurants de plus en plus difficile, comme l’ont souligné plusieurs commerçants et restaurateurs rencontrés par le Vingt55.
La fermeture de commerces emblématiques, dont Le Looba, Solo Mode, la friperie Chez Flo & Lili Friperie et art de vivre, ainsi que celle définitive du bar restaurent Lowring en juillet 2025, illustrent cette réalité.
Peu avant les Fêtes, certains commerçants évoquaient déjà, en plus du manque de clientèle, les enjeux persistants liés au stationnement, au peu d’entretien et à l’absence de réelle animation, notamment durant la dernière saison estivale. Une situation qui, selon eux, a contribué à cannibaliser d’autres projets et établissements tentant de survivre grâce à une offre de spectacles plus modeste.
Dans ce contexte, plusieurs acteurs du milieu se disent préoccupés par l’annonce d’un projet d’une salle de spectacle de plus de 22 millions de dollars au centre-ville de Drummondville, alors que les commerces existants peinent toujours à trouver leur place.
D’autres voix, plus optimistes, espèrent toutefois que ce projet d’envergure pourrait générer un certain engouement et insuffler une nouvelle dynamique à une économie locale fragilisée, dans un contexte où les citoyens disposent de moins en moins de revenus discrétionnaires pour ce type de sorties. Or, le projet lui-même a trouvé peu d’écho auprès des citoyens depuis son annonce, il y a plus de quatre ans, et ne fait toujours pas l’unanimité aujourd’hui.
La fermeture du 200 Brock représente une nouvelle perte pour le centre-ville de Drummondville, qui voit disparaître un autre pilier de son offre de restauration et de sa vie commerciale.







