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Les retards d’Hydro-Québec continuent de freiner les activités nautiques : une option gonflable pourrait-elle être la solution?

Les retards d’Hydro-Québec continuent de freiner les activités nautiques : une option gonflable pourrait-elle être la solution?
Les retards d’Hydro-Québec continuent de freiner les activités nautiques @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Alors que l’été est bien amorcé, les retards dans l’installation des rehaussoirs aux barrages de la rivière Saint-François continuent de susciter des inquiétudes chez plusieurs utilisateurs du plan d’eau. Les conséquences se font sentir autant en amont qu’en aval du barrage, affectant directement les activités nautiques et l’accès à la rivière.

Les retards d’Hydro-Québec continuent de freiner les activités nautiques @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Cette situation relance également le débat sur la modernisation des infrastructures de gestion du niveau d’eau, plusieurs riverains estimant que l’installation éventuelle de vannes gonflables pourrait permettre une gestion plus rapide, plus efficace et moins contraignante des niveaux de la rivière.

Comme l’a constaté le Vingt55 au parc Sainte-Thérèse, les quais municipaux n’étaient toujours pas installés en ce milieu de juin. Le quai permettant notamment la mise à l’eau des canots, kayaks et autres embarcations légères demeure inaccessible, compliquant les opérations de plusieurs organismes et citoyens.

Parmi les organisations touchées figure le Club de canoë-kayak de Drummondville.

Son président, Maxime Hamelin, souligne en entrevue au Vingt55 que le problème n’est pas directement lié au niveau de l’eau à l’endroit où l’organisme est installé, mais plutôt au retard de l’installation des quais municipaux.

« Nous sommes situés entre les deux barrages, au parc Sainte-Thérèse. La Ville nous informe qu’elle préfère attendre que les opérations de remise à niveau soient complétées avant d’installer les quais, en raison des risques liés aux variations de débit et aux débris qui pourraient être transportés lors des manœuvres », explique-t-il.

Cette situation complique les activités de quelque 250 adeptes de sports nautiques regroupés au sein du club. L’organisation compte une dizaine d’équipes de bateaux-dragons, représentant près de 200 participants, en plus d’une cinquantaine de jeunes membres du club de canoë-kayak.

Bien que les activités puissent se poursuivre grâce à des installations temporaires, les conditions sont loin d’être idéales.

« On se débrouille avec quelques pieds de quai. Les embarquements et débarquements sont plus longs et moins efficaces. Ce n’est pas impossible, mais ce n’est certainement pas optimal », souligne M. Hamelin.

Selon lui, la Ville de Drummondville se retrouve elle-même tributaire du calendrier d’Hydro-Québec. Tant que les opérations de rehaussement du niveau de la rivière ne seront pas complétées, l’installation des infrastructures permanentes demeurera en suspens.

Pendant ce temps, les impacts se font sentir sur l’ensemble de la communauté nautique. Comme l’a constaté le Vingt55 au cours du dernier week-end, il était possible d’observer davantage d’embarcations remorquées sur le boulevard Saint-Joseph que sur la rivière Saint-François. Plusieurs plaisanciers semblent avoir choisi d’autres plans d’eau pour profiter pleinement du début de la saison.

Une situation qui survient à un moment crucial de l’année, alors que les entreprises, organismes et amateurs d’activités nautiques tentent de lancer leur saison estivale.

Des travaux qui progressent lentement

Lors de récentes visites sur le terrain, le Vingt55 a pu constater qu’une partie des rehaussoirs a finalement été installée au cours des derniers jours. Toutefois, un peu plus de la moitié des structures seulement étaient en place au moment de notre passage.

Des citoyens rencontrés sur les berges, tout comme plusieurs plaisanciers, ont eux aussi observé l’avancement des travaux. Tous s’entendent toutefois sur un point : la pluie devra également être au rendez-vous afin de permettre au niveau de l’eau de retrouver sa cote estivale habituelle d’ici la fin juin.

Cette situation continue de susciter de nombreuses interrogations. Le Vingt55 a notamment rencontré deux plaisanciers qui ont choisi de déplacer leur embarcation vers un autre plan d’eau en Mauricie afin de ne pas compromettre le début de leur saison.

Pour plusieurs observateurs, les commerces, organismes et utilisateurs de la rivière se retrouvent encore une fois à composer avec des délais qui échappent à leur contrôle, alors qu’une bonne partie de la saison est déjà engagée.

Vannes gonflables, une solution plus efficace, estiment des riverains

Plusieurs citoyens et usagers de la rivière Saint-François profitent de la situation actuelle pour relancer le débat sur la modernisation des infrastructures de gestion du niveau d’eau. Parmi les solutions évoquées figure l’installation de vannes ou de rehaussoirs gonflables, une technologie déjà utilisée à plusieurs endroits au Québec et ailleurs dans le monde.

Selon les riverains rencontrés par le Vingt55, ce type d’installation offrirait plusieurs avantages. En plus de permettre un contrôle plus rapide et plus précis des niveaux d’eau, les vannes gonflables nécessitent moins de manipulations manuelles que les systèmes traditionnels composés de poutrelles et de panneaux amovibles.

Plusieurs avancent également que les coûts d’installation et d’exploitation peuvent être inférieurs à ceux des infrastructures conventionnelles, tout en réduisant considérablement les délais de mise en service au printemps et de retrait à l’automne. Cette technologie flexible s’adapte aux variations du débit de la rivière et peut être abaissée ou relevée rapidement selon les besoins.

Pour plusieurs usagers, les retards observés cette année démontrent la nécessité de réfléchir à des solutions plus modernes afin d’éviter que les activités nautiques, touristiques et récréatives soient une fois de plus affectées par des enjeux opérationnels.

« Il existe aujourd’hui des technologies éprouvées qui permettent une gestion plus efficace des niveaux d’eau. Si cela fonctionne ailleurs, pourquoi ne pas évaluer sérieusement cette option pour Drummondville? », s’interrogent plusieurs riverains.

Alors que la saison estivale est déjà bien entamée, plusieurs espèrent que les discussions pourront s’amorcer afin d’éviter qu’une situation semblable ne se reproduise au cours des prochaines années. Pour eux, la saison 2026 ne doit pas être compromise une fois de plus par des retards administratifs, des conflits de travail ou des enjeux organisationnels alors que des solutions modernes existent déjà ailleurs.

De son coté la porte-parole d’Hydro-Québec, Aïda Ouédraogo, précise en entrevue au Vingt55 que la rivière Saint-François, en amont de la centrale de la Chute-Hemmings à Drummondville, devrait retrouver son niveau estival habituel aux alentours du 23 juin.

Les retards d’Hydro-Québec continuent de freiner les activités nautiques @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Éric Beaupré
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