DRUMMONDVILLE
Le procureur de la Couronne au dossier, Me Marc-André Roy, et l’avocat de la défense de Noah Corson, Me Jasmin Laperle, étaient de retour au palais de justice aujourd’hui. Crédit photo Éric Beaupré / Vingt55. tous droits réservés
En effet, comme le rapportait le Vingt55 en mai 2025, le joueur de la L’HJMQ Noah Corson avait été reconnu coupable d’agression sexuelle en première instance. Or, en mars dernier, la Cour d’appel a annulé ce verdict et ordonné la tenue d’un nouveau procès à la suite d’un appel présenté par son avocat, Me Jasmin Laperle.
Le Vingt55 était présent au palais de justice de Drummondville et a assisté aujourd’hui à cette nouvelle étape du dossier et du processus judiciaire. Toujours représenté par Me Jasmin Laperle, qui était présent devant l’honorable juge Gilles Lafrenière afin de faire le point sur la suite des procédures. Du côté de la poursuite, le procureur de la Couronne, Me Marc-André Roy, a confirmé l’intention d’aller de l’avant avec la tenue d’un nouveau procès.
De son côté, l’avocat de la défense, qui a obtenu la décision de la Cour d’appel ordonnant la tenue d’un nouveau procès, a informé le tribunal de son intention de prendre connaissance des informations transmises aujourd’hui par la poursuite avant de préciser sa position.
« À cette étape-ci, je me réserve mes intentions afin de discuter de la suite du dossier avec mon client », a-t-il indiqué au juge, précisant qu’il fera connaître les démarches envisagées lors de la prochaine comparution, en vue de la tenue de ce nouveau procès.
Les événements à l’origine du dossier remontent à 2016. Selon la preuve présentée lors du procès, une adolescente âgée de 15 ans aurait été impliquée dans des relations sexuelles avec Noah Corson et deux autres joueurs, à la suite d’une soirée dans un établissement de restauration, avant de se rendre dans un appartement. La plaignante soutient que les gestes n’étaient pas consentis.

Au cœur des débats, la question de l’âge de la victime s’est révélée déterminante sur le plan juridique. En vertu de la loi, une personne de moins de 16 ans ne peut consentir à une relation sexuelle de groupe. La poursuite devait donc démontrer que l’accusé n’avait pas pris toutes les mesures raisonnables pour s’assurer de l’âge de la plaignante.
Lors de la première instance, l’honorable juge Paul Dunnigan avait statué et rendu son verdict de culpabilité sur l’âge de consentement, sans trancher clairement entre la version de l’accusé et celle de la plaignante, ni se prononcer de façon déterminante sur le témoignage des témoins.
Le juge avait plutôt conclu que la question de l’âge de la victime, en elle-même, était suffisante pour établir la culpabilité du joueur, alors membre des Voltigeurs de Drummondville dans la LHJMQ. La défense avait pour sa part invoqué une erreur sur l’âge, soutenant que l’accusé aurait été induit en erreur, notamment en raison de l’apparence de la jeune fille et des informations qu’elle aurait fournies.
Verdict annulé en appel
En première instance, le juge Paul Dunnigan avait retenu la culpabilité de l’accusé, concluant que celui-ci n’avait pas effectué les vérifications nécessaires. Noah Corson avait été condamné en février 2024 à une peine de deux ans moins un jour de détention.
Toutefois, la Cour d’appel du Québec est venue renverser ce verdict. Dans sa décision, le tribunal conclut que des erreurs ont été commises dans l’analyse de la défense, notamment en omettant de considérer certains éléments de preuve favorables à l’accusé et en évaluant de façon déficiente des aspects centraux de son témoignage.
Sans acquitter l’accusé, la Cour d’appel a estimé que l’ensemble de la preuve devait être réexaminé et a ordonné la tenue d’un nouveau procès.
Un dossier qui se poursuit, alors que les prochaines étapes seront déterminantes pour la suite des procédures.
L’avocat de la défense, Me Jasmin Laperle, et le procureur de la Couronne ont convenu de fixer la prochaine étape au 17 juin. Les parties feront alors connaître leurs intentions ainsi que les dates en vue de la tenue du nouveau procès de l’ex-joueur des Voltigeurs de Drummondville évoluant dans la LHJMQ au moment des faits reprochés.












