Extorsions, intimidation, voies de fait : l’ex-avocat Bernard-Pierre Boudreau a dû verser une caution de 100 000 $ pour recouvrer sa liberté

Extorsions, intimidation, voies de fait : l’ex-avocat Bernard-Pierre Boudreau a dû verser une caution de 100 000 $ pour recouvrer sa liberté
L'ex-avocat Bernard-Pierre Boudreau a dû verser une caution de 100 000 $ pour recouvrer sa liberté @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

L’ex-avocat drummondvillois, Bernard-Pierre Boudreau, a dû offrir de solides garanties afin d’obtenir sa libération. L’ancien avocat, qui fait maintenant face à la justice et confronte une dizaine de chefs d’accusation, a dû verser une importante caution hier (jeudi) pour recouvrer sa liberté après avoir été arrêté la semaine dernière à Drummondville.

L’ex-avocat drummondvillois, Bernard-Pierre Boudreau, toujours détenu depuis son arrestation, a comparu hier, jeudi @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

En effet, comme le rapportait le Vingt55 samedi dernier, l’ex-avocat de 63 ans,Bernard-Pierre Boudreau, a été arrêté la fin de semaine dernière après s’être introduit dans un logement et avoir agressé l’un des locataires. Peu de temps après les infractions reprochées, Bernard-Pierre Boudreau a été appréhendé et incarcéré au poste de la Sûreté du Québec de la MRC de Drummond, le samedi dernier.

L’ex-avocat fait maintenant officiellement face à une dizaine de chefs d’accusation à la suite de diverses infractions commises entre le 5 décembre et le 2 février derniers.

Selon les documents obtenus par le Vingt55 et déposés par la Couronne, Boudreau, l’ancien avocat de Drummondvillois, est notamment accusé de s’être introduit par effraction dans un logement de la rue Brock le 5 décembre dernier. Il aurait également tenté d’extorquer un individu, en plus d’avoir commis des voies de fait dans le but de lui soutirer de l’argent.

Toujours le 5 décembre, selon les chefs d’accusation portés par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Bernard-Pierre Boudreau est accusé d’avoir utilisé la violence envers l’occupant d’un logement pour le contraindre à payer son loyer. Boudreau fait également face à d’autres accusations, dont une d’intimidation criminelle et une autre de voies de fait. Des accusations supplémentaires s’ajoutent à cette série d’infractions.

Toujours selon les mêmes documents, l’accusé est également accusé de s’être introduit par effraction le 13 décembre dernier dans un logement de la rue St-Pierre, où il aurait intimidé le locataire pour le contraindre à payer son loyer. Il aurait utilisé la menace et l’intimidation dans le but de l’extorquer, entraînant ainsi d’autres chefs d’accusation.

Le procureur a également ajouté un chef d’accusation de voies de fait pour des gestes commis le 2 février dernier envers un autre individu, en violation de ses engagements précédents. Boudreau aurait ainsi enfreint les conditions de ses dossiers antérieurs, qui exigeaient qu’il maintienne la paix et une bonne conduite.

L’accusé a dû offrir d’importantes garanties afin d’être libéré hier après avoir comparu, toujours détenu depuis son arrestation.

En effet, l’ex-avocat toujours détenu depuis son arrestation, n’en est pas à ses premiers démêlés avec la justice et a dû offrir d’importantes garanties afin d’être libéré hier après avoir comparu, devant l’honorable Helen Fabi, laquelle a accepté de remettre l’accusé en liberté sous différentes conditions, lui imposant une caution de 100 000 dollars.

Bernard-Pierre Boudreau devra respecter de nombreuses conditions pour conserver sa liberté, notamment de ne pas changer d’adresse sans avoir obtenu au préalable l’autorisation de la cour. De plus, il devra maintenir la paix et garder une bonne conduite.

L’accusé devra revenir le 15 mars prochain, représenté par Me Jérôme Parenteau. Bernard Boudreau devra se représenter au palais de justice de Drummondville pour la suite des procédures et afin de faire connaître ses intentions face aux chefs d’accusation qui pèsent contre lui.

Présomption d’innocence

Le Vingt55 rappelle que toute personne accusée au criminel a droit et bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à la décision d’un juge au terme d’un processus judiciaire complet.

Le système pénal canadien repose sur un principe fondamental: toute personne accusée d’avoir commis une infraction est présumée innocente jusqu’à ce que la preuve de sa culpabilité soit établie hors de tout doute raisonnable devant un tribunal.

Comme une personne accusée d’un crime s’expose à de lourdes conséquences, la présomption d’innocence revêt une importance capitale. Ce droit est reconnu à l’article 11d) de la Charte canadienne des droits et libertés. La présomption d’innocence est un droit individuel qui exige que:

L’accusé n’a pas à prouver qu’il est innocent, sa culpabilité doit être établie par le poursuivant, par une preuve hors de tout doute raisonnable.

La charge de le prouver incombe à l’État, au Québec, il s’agit du Directeur des poursuites criminelles et pénales qui agit par l’entremise de ses procureurs aux poursuites criminelles et pénales.

Les poursuites criminelles doivent se dérouler conformément aux procédures légales et à l’équité.

Éric Beaupré
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