DRUMMONDVILLE
Selon le Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et des professionnels de l’administration du CIUSSS de la Mauricie–Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ), affilié à la CSN, cette situation met en lumière un manquement aux engagements pris par l’État envers les travailleurs et travailleuses essentiels du secteur.
Le CIUSSS MCQ a récemment informé son personnel, via son journal interne, que des retards étaient à prévoir pour certains ajustements salariaux, initialement prévus pour la fin mai 2024. Ces retards concernent des catégories clés, comme les adjoint(e)s universitaires et les acheteurs/acheteuses, qui n’ont toujours pas reçu les augmentations de salaire promises. L’implantation des nouvelles primes de travail en milieu difficile, également négociées dans la convention collective, n’est pas encore effective, tout comme l’autogestion des horaires, pourtant reconnue comme une avancée essentielle pour le bien-être des employés.
Frédérick Beaulieu, président du syndicat, a exprimé sa colère : « Le gel de recrutement pour le personnel administratif ajoute l’insulte à l’injure. Certaines de nos membres attendent le versement de l’équité salariale depuis 14 ans. Imaginez ce que cela représente en termes de montants dus ! Ces retards pèsent lourdement sur des travailleurs et travailleuses essentiels, particulièrement en cette période de crise économique. »
La vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), Carole Duperré, a ajouté que le gouvernement devra maintenant verser 5 % d’intérêts de retard aux employées concernées. « Mais ce 5 %, ce sont les contribuables qui le paieront. Cela coûtera des millions à cause de l’incapacité du gouvernement à respecter ses propres engagements. Et après, on nous dit que le système de santé est trop coûteux ? C’est se moquer des citoyens », s’insurge-t-elle.
Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur du Québec, dénonce un gouvernement qui laisse les femmes, majoritaires dans le secteur, sans solution. « Les travailleuses et travailleurs ont lutté pour ces gains. Nous irons au bout pour qu’ils obtiennent ce qui leur revient de droit. Le gouvernement doit respecter ses engagements sans plus tarder ! »
Les syndicats promettent de maintenir la pression jusqu’à ce que des mesures concrètes soient prises pour honorer les obligations salariales et de conditions de travail établies dans les récents accords.







et ensuite sur