DRUMMONDVILLE
Pierre-Yves Lavoie a pris le chemin des cellules après l’imposition de la peine @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Au terme de l’audience sur la détermination de la peine, le juge Maxime Larocque a rappelé que ces infractions « s’inscrivent dans une dynamique qui exige une réponse judiciaire ferme, axée sur la dénonciation et la dissuasion générale ».
L’honorable juge Maxime Larocque a insisté sur l’importance sociale et légale de protéger les mineurs, qualifiant ces crimes « d’atteintes graves » qui ne peuvent être tolérées dans une société comme la nôtre, a rappelé et martelé le juge en présence de la procureure de la Couronne au dossier, Me Janny Harvey, qui a également obtenu un plaidoyer de culpabilité de l’accusé à la suite de l’enquête préliminaire.
Un événement unique, impliquant un contact sexuel et une menace de mort, survenu une seule fois, mais lourd de conséquences pour les deux jeunes filles.
Selon la preuve entendue par le Vingt55, les événements sont survenus alors que l’accusé se trouvait en position d’autorité et de responsabilité envers les deux adolescentes, une situation qui devait assurer « sécurité, stabilité et bien-être ». Même si cette relation n’était pas particulièrement étroite, elle suffisait à accroître la gravité des gestes reprochés, a souligné L’honorable juge Maxime Larocque lors du prononcé de la sentence.
Le juge a également relevé qu’en plus de la gravité des faits et gestes reprochés, les jeunes victimes ont subi des conséquences psychologiques et sociales « bien réelles et durables », touchant aussi leur entourage, mais essentiellement leur vie.
Le tribunal a rappelé que la consommation d’alcool mentionnée en preuve ne constitue pas un facteur atténuant, puisque « nul ne peut se soustraire à sa responsabilité », et a accordé très peu de crédibilité à la version de l’accusé qui, de l’avis du juge, n’a offert un plaidoyer de culpabilité devant la preuve et démontrée peu d’empathie envers les victimes et les faits reprochés dans ce dossier.
Comme dans toutes les affaires mettant en cause des mineurs, une ordonnance de non-publication protège l’identité des victimes afin de préserver leur sécurité, leur vie privée et leur rétablissement.
La défense avait plaidé pour une peine à purger dans la collectivité et déposé une lettre d’appréciation d’employeur, décrivant un individu fiable et engagé dans une démarche de réhabilitation, version et explications qui ont trouvé peu d’écho auprès du magistrat, qui a plutôt relevé peu d’initiative concrète. Le plaidoyer de culpabilité, évitant un procès, a tout de même eu une incidence et a marqué le juge en modulant la sévérité de la sentence criminelle en semblable matière de l’accusé.

La procureure de la Couronne, Me Janny Harvey, a obtenu un plaidoyer de culpabilité de l’accusé à la suite de l’enquête préliminaire @ Crédit photo Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.
Cependant, le juge a plutôt conclu que l’ensemble du contexte, le peu d’empathie et la gravité objective et subjective des faits, le contexte particulier de la commission du contact sexuel et de la menace de mort, ainsi que la nécessité de protection du public exigeaient une peine d’incarcération. « Les tribunaux doivent refléter les valeurs sociales et l’importance d’assurer la sécurité de tous », a déclaré le magistrat.
Pour le chef principal de contact sexuel, Pierre-Yves Lavoie devra purger huit mois de détention. À cela s’ajoutent 30 jours d’incarcération pour la menace de mort proférée envers une seconde victime, Jeanne Harvey. Cette peine sera purgée de manière concurrente.
Rencontrée à la sortie du tribunal, la procureure de la Couronne, Me Janny Harvey, s’est dite satisfaite du jugement, estimant que le tribunal « a retenu l’ensemble du dossier, du contexte rapproché des événements et de leurs conséquences ».
À l’issue de l’audience, l’accusé a été menotté et pris en charge par les constables spéciaux du palais de justice pour être conduit aux cellules avant d’être transféré vers un centre de détention par les agents de la Sûreté du Québec, qui l’ont aussi escorté au centre de détention où l’accusé purgera sa sentence et peine d’emprisonnement.
L’honorable juge Maxime Larocque a conclu en rappelant que la peine devait répondre aux objectifs de dissuasion, de responsabilisation et de protection du public, tout en témoignant du courage des victimes qui ont choisi de dénoncer les gestes subis.
En plus de la sentence d’emprisonnement, Pierre-Yves Lavoie verra son nom inscrit au registre des délinquants sexuels pour une période de 20 ans, en plus de devoir fournir un échantillon d’ADN et une surveillance à long terme.

Pierre-Yves Lavoie a pris le chemin des cellules après l’imposition de la peine @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
















