DRUMMONDVILLE
Le 30 juin dernier, à la suite de la conférence de presse du Comptoir alimentaire Drummond, le Vingt55 avait adressé une série de questions au député afin de connaître sa position sur ce projet de 10,6 millions de dollars, dont la réalisation dépend notamment d’un soutien financier des différents paliers de gouvernement.
Le Vingt55 souhaitait notamment savoir si l’organisme avait effectué des représentations auprès du député, quelles réponses avaient été obtenues et quelles démarches celui-ci comptait entreprendre afin d’aider le Comptoir alimentaire à obtenir le financement nécessaire auprès du gouvernement fédéral.
Au moment de la publication de notre premier article, le bureau de M. Champoux avait indiqué qu’il n’avait pas été possible de joindre le député dans les délais de production. Après deux suivis, une réponse écrite a finalement été transmise par son attachée politique, Marlène Lemire.
« Le député de Drummond, Martin Champoux, est bien au courant de la situation du Comptoir alimentaire et rappelle qu’il est toujours disponible, au besoin, pour les accompagner dans leurs démarches liées aux programmes fédéraux », a-t-elle indiqué au nom du député.
La réponse ne précise toutefois pas si des représentations officielles ont déjà été effectuées auprès de son bureau ni si des démarches particulières ont été entreprises jusqu’à maintenant auprès du gouvernement fédéral relativement à ce projet.
Un financement gouvernemental attendu
Lors de la conférence de presse du 30 juin, les dirigeants du Comptoir alimentaire Drummond avaient rappelé que le projet de relocalisation ne pourra se concrétiser sans un appui des gouvernements. Bien que l’organisme soit en mesure de réunir près de 4,5 millions de dollars auprès de donateurs privés, les responsables soutiennent que les contributions gouvernementales demeurent essentielles pour compléter le montage financier.
Selon eux, plusieurs partenaires privés souhaitent participer au projet, mais attendent qu’un engagement des gouvernements vienne agir comme levier avant de confirmer leur contribution, ce qui ralentit actuellement l’avancement du dossier.
Le Comptoir alimentaire Drummond doit réunir un premier bloc de financement d’ici le 1er décembre 2026 afin de permettre le début des travaux. Ce projet vise à assurer la poursuite des services offerts chaque année à plus de 4 000 personnes, dont plus de 1 500 enfants, dans un contexte où les besoins alimentaires ne cessent de croître.
Les nouveaux visages de la pauvreté
Au-delà du défi que représente la relocalisation, les responsables du Comptoir alimentaire observent une profonde transformation du profil de leur clientèle.
Les bénéficiaires ne sont plus uniquement des personnes vivant une situation de grande précarité ou sans emploi. Chaque semaine, des travailleurs, des familles, des personnes seules et des retraités franchissent les portes de l’organisme pour obtenir un soutien alimentaire.
Le nombre de personnes âgées est notamment en forte croissance. Plusieurs doivent désormais choisir entre payer leur loyer, acheter leurs médicaments ou se nourrir convenablement. Cette réalité, observée partout au Québec, se reflète désormais aussi à Drummondville, où les aînés vivant une situation de précarité sont de plus en plus nombreux à solliciter l’aide du Comptoir alimentaire.
Les responsables constatent également une hausse constante du nombre de citoyens qui viennent récupérer les surplus alimentaires afin de compléter leur épicerie, sans nécessairement recourir de façon régulière à l’aide alimentaire. Une réalité qui illustre les effets persistants de la hausse du coût de la vie sur un nombre grandissant de ménages de la région.
Pour les dirigeants de l’organisme, cette évolution confirme plus que jamais la nécessité de réaliser rapidement le projet de relocalisation afin de répondre à une demande qui continue d’augmenter d’année en année.







